La jeunesse, victime collatérale de la Covid-19
Une enquête de la ►COCOM (Commission communautaire commune de la Région de Bruxelles-Capitale), rapporte les témoignages de nos jeunes.
"Une frustration confirmée" : « Depuis le mois de mars dernier, nous nous sentons tous dépossédés de notre vie sociale (…) ». "Un ‘blues’ du confinement" qui est partagé par tous les sondés, francophones et néerlandophones, quelle que soit leur origine culturelle.
« Sacrifier sa vie à 20 ou à 50 ans, ce n’est pas la même chose ». Notre jeunesse est bouleversée par « la solitude, la frustration et le manque de considération (…). Nos étudiants se voient privés des liens sociaux si importants à leur âge et capitaux dans leur construction. »
Des témoignages au diapason
« Le manque de contacts sociaux a été plus facilement géré par nos jeunes lors du premier confinement que durant le second, (…) c’était une vague d’espoir (...) comme si on nous disait "Vous êtes récompensés pour vos sacrifices". Le second confinement, c’était un coup de hache qu’on a vu venir de loin.(…) »
« On vit la souffrance dans le silence. À notre âge, on ne va pas dire les choses ouvertement, donc je ne pense pas qu'un ami me ferait part d'une détresse. Et je ne pourrais pas le sentir si je ne le vois pas. On revient au même cercle vicieux ! (…).
« Toutefois nous sommes soudés et même sans se voir, nous essayons de prendre soin les uns des autres”… La solidarité semble être le maître-mot en ce temps de crise, aussi bien entre amis mais aussi au niveau de la société… Je pense que les efforts doivent être collectifs (…) »
Comment soutenir nos jeunes à aller mieux avec la pandémie qui s’éternise ?
Dans l’article, une psychologue souligne : « Au-delà du sentiment d’appartenance sur la santé mentale, "il est nécessaire de leur offrir d’autres façons de continuer à se construire en tant que jeune". (…) Leurs repères sont bouleversés (…). Il faut retrouver une dimension du plaisir, de manière individuelle mais avec un sentiment d’appartenance. (…) Les adultes qui entourent les jeunes doivent leur montrer qu’ils sont là et tenir compte de leur rapport au monde et au temps. "Et leur enseigner l’acceptation et l’espoir, leur donner un espace de parole" (…) »
Nos observations
Il est bien sûr de la responsabilité des adultes de montrer à la jeunesse qu’ils sont là. Cependant, quels que soient les âges, beaucoup d’entre eux sont également en souffrance avec la crise sanitaire, dans la peur du lendemain et de la solitude.
Les multiples ruptures en cours amorceraient-elles "l’effet domino" que l’on craignait en juillet dernier, cette fameuse réaction en chaîne qui déclenche un changement, qui provoque un autre changement comparable, et ainsi de suite ?
Comment rassurer notre jeunesse en maintenant leur sentiment d’appartenance à une société qui, dans les faits, part en vrille ?
De notre côté, en amont de la conception de notre projet, toutes les fractures identifiées nous avaient motivés à anticiper le scénario d’une société en mal-être. D’où cette volonté à dessiner le contour de l’inclusion sociale à chaque étape de la vie, afin d’optimiser la solidarité au sein d’une collectivité : ~ sur un maintien en activité dans un autre regard, ~ et en comblant les besoins sur une vision sociétale globale élargie à son rapport à l'environnement et aux êtres vivants.
Nous avons inscrit notre fonctionnement éthique dans une mise en perspective de développement durable et de prévention de façon à répondre à la priorité principale de l'humain d'aujourd'hui et de demain. Tout le monde a sa place, aucune frontière entre les générations et les cultures. La diversité est valorisée en prenant en compte la singularité et les différences, en offrant la possibilité de contribuer chacun à son niveau.
Devant cette longue pause Covid-19 imposée, qui n’est qu’un des signes de la spirale annonciatrice d’un changement de paradigme auquel nous devons faire face, nous irons plus vite et plus loin pour agir : ~ en prenant le temps de comprendre les valeurs qui nous animent, ~ et en nous questionnant sur les intérêts à nous enrichir par la mutualisation des énergies, des créativités, des savoirs et des expériences, et avec une ouverture mondiale.
La relation humaine s’épanouit dans la communication et la connaissance de l’autre.
Il est vrai que « sacrifier sa vie à 20 ou à 50 ans, ce n’est pas la même chose ». Mais n’oublions pas qu’un jeune ne peut pas s’imaginer ce qu’est "d’être vieux", contrairement à une personne vieillissante qui sait ce qu’est "d’être jeune" avec son pouvoir donné au "temps".
Nous avançons dans la vie : ~ en développant des relations personnelles intimistes de proximité afin de nous sentir écoutés, compris et aidés, ~ et en apprenant à prendre de la distance de manière à éviter les erreurs de jugement et d’interprétation, avec les conflits qui en découlent.
C’est au prix de l’humilité et de la valeur d’exemple que nous entretiendrons le chemin de la confiance intergénérationnelle partagée. Placée au cœur de la relation, cette confiance permet la légèreté, la clarté et la stabilité, même si des évènements extérieurs peuvent parfois venir parasiter les relations.
Les personnes qui ont réussi à surmonter avec succès des difficultés dans leur vie sont devenues plus fortes, grâce à leur capacité de résilience qu’elles ont été amenées à aiguiser. De façon à être capables d’aborder la partie cachée de l’iceberg d’un mal-être général, nous invitons ces personnes à rejoindre les professionnels de l’accompagnement des publics fragiles de tous âges, de tous profils, et de toutes cultures.
En effet, dans une dynamique positive, l’Organisation Oui Ensemble est orchestrée pour fédérer le plus grand nombre autour d’une cause commune, le Bien Vieillir Longtemps Ensemble. Au sein d’une société mondiale, complexe et en perte de sens, au bénéfice de la prise de recul nécessaire à une quête, nous tissons donc des liens utiles et constructifs, car il est urgent de relever le défi sociétal, environnemental et climatique, si nous voulons que ►le confinement ne devienne pas un nouveau mode de vie.




