21 avr 2020
Corine Navarro
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Cercle Champignons

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Décider : que dit « la loi de la situation » ?
Quand l'ordre établi amène "d'autres que soi" à décider de ce qui peut relever de ses priorités propres, comment rester auteur de sa vie ? En contexte de crise sanitaire, la décision emporte santé et sécurité au travail, comme d'ordinaire certes. Mais elle emporte également santé et sécurité, au sens vital et total du terme.

►Le confinement lié au coronavirus met au grand jour l’écart entre les « cols blancs » qui peuvent travailler à la maison et les « cols bleus », contraints d’usiner à l’atelier. 

La décision est un des éléments de cette fracture. Et si la période constituait une opportunité de la dépasser ? Pour se faire, remettons au goût du jour les enseignements de Mary Parker Follett.

Dépersonnaliser l’expression des ordres

Un postulat : œuvrer ensemble pour le bien commun.

Une proposition : faire découler la décision de « la loi de la situation ».

Une démarche : définir, ensemble, de façon « intégrée », les « bases communes » et l’« objectif commun » afin de faire émerger la « loi de la situation », toujours nouvelle, toujours adaptée.

Une évolution : cette loi de la situation devient le nouveau leader, qui dicte ses ordres avec fluidité.

Des conséquences : un changement de posture, du leader et des subordonnés.

Mary Parker Follett

C’est notre première rencontre avec Mary Parker Follett, décédée en 1933. Présentons brièvement cette auteure que nous retrouverons.

Dans le premier tiers du XXème siècle, Follett fait fi des frontières entre disciplines, entre réflexion et action, entre les différentes fonctions de l’individu, etc. Elle travaille sur les grandes organisations, publiques et privées, qui constituent l’écosystème de son époque, et met en exergue leur nécessaire contribution au développement socio-économique. Elle valorise les « faiseurs », qui associent action, décision et accompagnement, et prennent en compte la dimension sociétale de leur rôle économique.

Son héritage conceptuel fait l’objet d’une redécouverte initiée par Peter Drucker (1954). Sa pensée, encore sous exploitée, contribue à répondre aux enjeux contemporains exacerbés par le renouvellement récent de la pensée sur l’entreprise.

Fonder la gouvernance sur le bien commun

Le projet Oui Ensemble se base sur une nouvelle gouvernance, solidaire, fondée sur le bien commun, dans une dynamique qui part du terrain. Tout le monde a sa place et maîtrise son outil de travail. Chacun contribue à son niveau.

Dans une démarche de bon sens face aux ruptures en cours, la diversité (générations, cultures, …) est valorisée. La singularité et les différences sont prises en compte. L’évaluation de la performance est globale, c'est à dire sociétale, sociale et économique.

Les avantages à rejoindre l’organisation Oui Ensemble

►Vous fédérez une cause d’intérêt général qui a un sens pour tous.

Comment ? En étant auteur de votre action qui s’inscrit au sein d’un modèle économique social et solidaire ouvert sur des valeurs de confiance réciproque et des intérêts communs, entre :

  • ses partenaires publics et privés,
  • ses ressources humaines productrices de services et œuvrant en synergie avec son réseau de techniciens coopérateurs, sous tous statuts juridiques,
  • ses clientèles.